Résidence fiscale : pièges et chausse-trappes
La résidence fiscale est une notion centrale, notamment en ce qu’elle détermine l’étendue de l’obligation fiscale du contribuable. En France, comme dans de nombreux États, les résidents fiscaux sont imposés sur l’ensemble de leurs revenus mondiaux, tandis que les non-résidents ne sont redevables de l’impôt que sur leurs revenus de source française. La résidence fiscale conditionne également l’accès à certains dispositifs spécifiques, comme l’exonération d’IFI sur les biens situés hors de France pour les nouveaux résidents, ou encore le régime de faveur des impatriés.
« Un contribuable peut être non-résident pour l’impôt sur le revenu tout en restant résident français pour les droits de succession et de donation, faute de convention spécifique »
En application de l’article 4B du CGI, est domicilié fiscalement en France le contribuable qui y dispose de son foyer ou de son lieu de séjour principal, qui y exerce une activité professionnelle non accessoire, ou qui y a le centre de ses intérêts économiques. Un seul de ces critères suffit à entraîner la domiciliation française.
Les États concluent des conventions fiscales bilatérales afin de remédier aux conflits de résidence qui surviennent lorsqu’une même personne est considérée comme résidente fiscale de plusieurs États en application de leurs droits internes respectifs, en fixant des critères conventionnels destinés à départager les droits internes en présence. Ces critères doivent être appliqués de façon hiérarchisée et non alternative suivant l’ordre prévu par la convention, à savoir, selon le modèle OCDE : foyer d’habitation permanent, puis centre des intérêts vitaux, puis séjour habituel, puis nationalité, puis procédure amiable. Ces critères prévalent sur le droit interne, ce que l’article 4 B, modifié par la loi de finances pour 2025, rappelle désormais expressément.
(…)
Lire l'article en intégralitéAutres actualités
-
Contentieux
Après plusieurs années de combat, les juristes d'entreprise français vont enfin bénéficier d'une confidentialité de leurs avis. Malgré ses nombreuses conditions et restrictions, le texte pourrait redessiner la stratégie contentieuse et les rapports entre juristes et avocats.
Option Finance : interview d'Anne Dumas-L'Hoir
-
Restructuring
Atalian, Netceed, Colisée… Les récents deals lender-led témoignent de la pression des leviers exercés sur les opérations de LBO depuis la remontée des taux dans un contexte transactionnel plus prudent. Les exits prenant plus de temps, les emprunteurs anticipent, refinancent et parfois négocient.
CFNEWS : interview de Nicolas Partouche
-
Contentieux
Dix ans après la loi Sapin II, la France dispose d'un cadre juridique protecteur parmi les plus avancés d'Europe. Le rapport publié le 28 mai 2026 par le Défenseur des droits confirme l'appropriation croissante du droit d'alerte par les salariés, agents publics et acteurs économiques. Les sollicitations adressées à cette institution ont été multipliées par dix depuis 2017.
Cette progression est souvent présentée comme la preuve du succès du dispositif. Une autre lecture mérite pourtant d'être proposée. Car l'augmentation continue des alertes adressées aux autorités externes révèle également les limites persistantes des mécanismes internes mis en place au sein des organisations.
Article de Julien Andrez pour Option Droit & Affaires.
Option Droit & Affaires : article de Julien Andrez
-
Fiscalité
Conçu officiellement pour « clarifier » l’imposition des management packages, leur nouveau régime fiscal spécifique, applicable depuis février 2025, fait partie des exceptions françaises. En dépit d’adaptations récentes, il recèle bien des chausse-trappes et incohérences. Interview de Brian Martin dans Option Finance.
Option Finance : interview de Brian Martin
-
Immobilier
Newsletter Immobilier #9
Loi du 23 avril 2026 : la procédure simplifiée d’obtention d’un titre exécutoire -
Immobilier
Newsletter Immobilier #9
Décret du 16 février 2026 – Modernisation de la procédure d’injonction de payer -
Immobilier
Newsletter Immobilier #9
Baux commerciaux : adoption le 15 avril 2026 de la « loi de simplification de la vie économique » -
Immobilier
Newsletter Immobilier #9
Focus : Bail commercial -
Fiscalité
Spécialiste de la fiscalité patrimoniale et associée chez Sekri Valentin Zerrouk, Sophie de Carné-Carnavalet a construit un parcours professionnel exemplaire en combinant habilement rigueur juridique et sens de l’humain, vie personnelle et travail. Une manière de faire qu’elle entend bien transmettre aux jeunes générations.
Décideurs : interview de Sophie de Carné-Carnavalet
-
Fiscalité
Février 2026
Loi de finances pour 2026 : Focus sur les Management Packages